mardi 9 mars 2010

Dieu n'est que l'autre nom du hasard.


En voulant accomplir une action, le risque qu’une force extérieure entrave cette action est énorme, celui de la réussir par soi même est infime.

Lorsque Bérenger se réveilla, deux choses le firent sourire.
Le réveil avait sonné à l’heure, il aurait pu se dérégler pendant la nuit, je ne sais quel défaut de fabrication aurait pu subvenir inopinément.
Mais le plus important : Bérenger était en vie ! Son cœur aurait pu s’arrêter, il aurait pu oublier de respirer dans son sommeil, un nouveau virus mutant aurait pu l’anéantir en quelques heures. Mais non. Bérenger remercia le Ciel de sa bonne fortune.

Après quelques Alléluias, en effet son pantalon lui allait toujours, il avait correctement boutonné sa chemise, il n’avait pas glissé en sortant de la douche et il n’avait pas été cambriolé, Bérenger loua le nom de Dieu et sorti de chez lui.
Il ne pleuvait pas, il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid. Bérenger a pourtant pris son parapluie, un pull en laine et une bonne dose d’anti-transpirant, au cas où …

Grâce a Dieu ! Bérenger était à l’heure au travail, aucun embouteillage, pas de contrôle police surprise, pas de météorite sur la quatre-voies. Merci Seigneur.
En arrivant au bureau, Bérenger se fît confirmer qu’il n’avait pas été viré, la Divine Providence le couvrit encore de tout ses bienfaits. La photocopieuse marchait, pas de courts circuits, et tira le bon nombre de copies, le Seigneur est donc définitivement Tout Puissant. Bérenger s’agenouilla devant la machine à café en apprenant qu’il restait du déca, Hosannah !

De retour chez lui, Bérenger perdit son sourire, il ne dina même pas, il se dévêtit et s’allongea sur son lit. L’angoisse le gagnait. Ses yeux s’écarquillèrent. Et s’il allait mourir cette nuit ? Et si jamais il oubliait de respirer ? Et si le virus mutant l’atteignait ? Bérenger transpirait.
Non ! J’ai foi en Dieu, se convainquit-il, il veille sur moi et il n’a aucune raison de me rappeler à Lui. Il est ma béquille, mon auxiliaire de vie, je ne dois pas avoir peur.
Bérenger ferma alors les yeux et s’abandonna une foi de plus, corps, âme et vie à une force anonyme qu’il appelle Dieu.

G.

1 commentaire:

Unknown a dit…

(thomas .M)
vraiment sympa =) !
(et là BAM, bug internet "hey vas y là enculé d'bordel de merde, ça arrive qu'à moi putain, Dieu m'en veut mais qu'est ce que j'ai fait ?")